WINDHOEK - Les diamants du Zimbabwe risquent de susciter des débats agités entre les membres du processus de Kimberley, qui se réunissent lundi en Namibie pour évaluer leurs efforts dans la lutte contre les "diamants de la guerre".
Plusieurs voix se sont élevées pour interdire le commerce des diamants bruts zimbabwéens, en raison de violations des droits de l'Homme dans la région minière de Marange (est).
Des militaires de l'armée régulière forcent les habitants de la région, parfois des enfants, à extraire les pierres précieuses pour leur compte, selon l'organisation Human Rights Watch (HRW) qui milite pour la suspension du Zimbabwe du processus de Kimberley.
Le Système de certification du processus de Kimberley (KPCS), lancé en 2003 avec un mandat de l'ONU, vise à éliminer du marché mondial les diamants qui alimentent des rébellions ou des groupes armés. Il réunit une cinquantaine de pays producteurs, dont certains voisins du Zimbabwe, opposés aux mesures punitives contre Harare, et des représentants de l'industrie diamantifère.
Mais le KPCS comprend aussi des associations de défense des droits de l'Homme, comme Global Witness qui milite pour la suspension du Zimbabwe.
"Ils opèrent par consensus, ce qui signifie que tous les membres doivent être d'accord", souligne Dewa Mazhinga, un chercheur de HRW qui assistera à la conférence, à Swakopmund (est) de lundi à jeudi, en tant qu'observateur.